De rime en rime

Petites écritures en vers sur tout et sur rien : la vie, les sentiments, les mots...

06 mars 2009

Nous vous envahirons !

Abandonné sur un trottoir, derrière une porte très vite refermée

Je suis devenu indésirable et inutile, pourtant, j’ai rendu bien des services

Jusqu’à la nausée, de fragments de vie, on m’a gavé à satiété.

Témoin silencieux d’excès parfois, j’ai tout effacé par mon sacrifice.

Je garde tout, je me referme quand les liens se resserrent autour de moi

Parfois, on me viole pour retrouver  des indices qu’on m’avait confiés

Mais, je ne peux échapper à mon triste sort, malgré mon émoi,

Je suis voué à finir ma vie, vidé de ma substance, déchiré!

Avez-vous reconnu celui dont vous vous débarrassez avec soulagement ?

Si vous me faites disparaître, sachez qu’un autre viendra aussitôt

Me remplacer et assumer tout aussi bien son rôle assurément

Car vous ne vous ne pourrez pas vous passer de nous de si tôt !

                             Nous vous envahirons !

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28 février 2009

Papy fait des pâtés

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Beau soleil et ciel lumineux                         

Oubliés, les jours besogneux !                                           

Assise, seule sur mon banc,                        

J'écoute le bruit apaisant                            

Des vaguelettes sur le sable. 

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Jusqu'à ce que s'offre à mes yeux

Un spectacle fort savoureux.

Papy, mamie, petits-enfants

Sur  la  plage  batifolant

Pour eux, un jour mémorable !

Papy, cheveux blancs dans le  vent            

Lunettes de soleil sur le nez

Creuse, creuse  inlassablement

Avec  le  petit  blondinet

Un grand trou dans le sable !

Papy fait de  petits pâtés

Avec son  petit seau , il maçonne.

Il puise l'eau entre les rochers

Avec un  p'tit arrosoir jaune.

Il marche fièrement sur le sable.

Jouets de plage

Pour faire des pâtés sur la plage

Il faut avoir  5 ans... ou dix fois plus !

Ce n'est pas une question d'âge,

On est juste ridicule...un peu plus

A creuser, creuser dans le sable !

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20 janvier 2009

Vie et mort d'un sapin

Une vie de sapin

                         Mes aiguilles éparpillées sur la neige 

                            La glace trop brillante m'est un piège

                      Envolés, Noël, Jour de l'An et leurs tralalas 

                       Pour moi est venu le temps du glas.

                        Avant l'hiver, j'étais encore un enfant 

                         Plein de sève en son âge triomphant.

                     Un matin, un homme est entré dans ma forêt 

                      Sur moi, son regard a rendu un fatal arrêt.

                     Les lames de fer ont entaillé ma fine écorce 

                    Des mâchoires d'acier m'ont emporté, sans forces,

                                   Loin de ma terre 

                                                                     Loin de mes frères.

                                                  Jamais je ne deviendrai un grand sapin,

                                           Fier et droit, regardant vers le ciel sans fin.

                        Mais, revêtu de toutes mes belles lumières,

                           J'ai apporté le bonheur dans les chaumières. 

           

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19 septembre 2008

N'importe quoi....pourvu que je m'amuse !

Peut-on faire de la ratatouille

Avec une citrouille ?

De la marmelade

Avec une salade?

Du civet

Avec un navet ?

Une gibelotte

Avec des carottes ?

Un mironton

Avec des citrons ?

Du confit

Avec des salsifis ?

Je ne sais pas !

Moi, avec des mots

Je fais n'importe quoi !

Et tant pis si j'abuse

Pouvu que je m'amuse !

Posté par madame mr à 22:52 - Jeux avec les mots - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Macédoine de légumes

Le radis complexé

( celui qui y voit un double sens a les idées bien mal placées !)

Dans un jardin fort bien fourni,

Se lamentait un pauvre petit radis.

La raison inavouable  de ce désarroi

Sera très justement cause de votre émoi.

Lui qui, avec tant d’énergie et d’espoir,

Lentement, obstinément, soir après soir,

Etirait  en terre fraîche ses frêles racines,

Frôlant timidement la terrible aubergine,

Découvrit un jour une nouvelle locataire !

Grande, élancée et cependant bien en chair,

La carotte exhibait ses magnifiques fanes.

Mais c’était bien sûr d’un tout autre organe

Que l’effrontée légumineuse était orgueilleuse,

Tandis que le radis riquiqui enviait la vaniteuse :

« Pourquoi donc m’a-t-on fait si petit, si ridicule ? »

Ici, lecteur, choisis et place ta rime en « ule » !

Alors, la fermière qui prenait soin de son jardin

Les réconcilia sans hésiter d’un air coquin :

« Cru ou cuite, vous finirez dans mon assiette

Car je ne suis pas encore à la diète ! »

L’artichaut!

L’artichaut a vraiment trop chaud

Une à une, il laisse tomber ses feuilles

Pour finir presque nu dans le foin !

Le sel

Partout, il aime mettre son grain

Parfois même il fond de plaisir

Si vous le mettez bien au chaud !

Le pissenlit

Il a peur, le pissenlit !

Il tremble de toutes ses feuilles

Il essaie de détourner l’attention

En agitant ses petits pétales jaunes !

Il a si peur

Qu’on vienne le manger par la racine !

Mais il ne sait pas

Qu’on a encore plus peur que lui !

         

Le petit pois

C’est tout rond

C’est tout vert

C’est bien au chaud dans sa cosse

Un jour, ça se retrouve sous une pile d’édredons

Et ça se fait écraser par une princesse un peu trop délicate !

La citrouille

Chaque année à la fin du mois d’octobre

On lui casse la tête

On la lui vide aussi

On l’exhibe pour ficher la trouille ! 

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10 juin 2008

SOLITUDE

Elle traverse la vie sans bruit, sans remous

Aucun cœur ne porte la trace de ses pas

Elle ne va nulle part, n’a pas besoin de visa

Mais elle n’arrivera pas assez vite au bout.

Et cependant elle suit avec résignation

Le chemin qu’elle n’a pas choisi

Qui la mène sans détour ni fantaisie

Vers toujours plus d’abnégation.

Elle ne voit plus l’agitation fébrile

Qui fait vivre  un autre monde.

Dans le sien, rien qu’elle, moribonde

Echouée sur une terre  infertile.

Quand la solitude aura desserré son étau

Elle pourra oublier ses désirs insatisfaits

Quelqu’un dira : « Tiens, elle vivait ? »

Et ces mots seront son dernier cadeau.

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26 mai 2008

L'orage

Mon regard se perd, au loin, au hasard.

Voici que le ciel s'assombrit et moutonne.

Tels des vaisseaux rompant leurs amarres,

De gros nuages noirs roulent sans vergogne

Au-dessus de la ville, au-dessus des champs.

Et les grands arbres frissonnent sous le vent.

Le ciel et la Terre s'unissent. L'horizon s'obscurcit.

Les toits d'ardoises s'estompent dans la brume.

Sur les vitres, des perles de pluie glissent sans bruit

Tandis que les dernières couleurs se consument.

Soudain, l'air s'emplit d'un grondement sourd

Qui envahit l'atmosphère pesante de ce demi-jour.

C'est l'orage quotidien que Notre Père nous envoie.

C'est le printemps, mais plus personne n'y croit !

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30 avril 2008

Réveillez-moi !

Réveillez-moi, je dois rêver !

Je m'enfonce dans un cauchemar

Qui revêt un faux air de canular,

Refuse obstinément de se dissiper.

Réveillez-moi, je dois rêver !

Où sont passés Bon Sens et Raison ?

Je ne vois que des Cendrillons,

Hélas, minuit va bientôt sonner !

Réveillez-moi, je dois rêver !

Pourquoi changer ? Pas bien, pas bon !

Personne ne veut de contrepoison,

Continuons donc à nous empoisonner.

Réveillez-vous, vous ne rêvez pas !

Demain ne pourra plus rien changer

Si Aujourd'hui ne lève son bouclier.

Interdit, le moindre faux pas !

Réveillez-les, troublez leur sommeil

Ne les laissez pas attendre encore

Que tout, inexorablement, se détériore,

Et plonge dans un interminable sommeil.

Refus de perdre ce que nos pères ont gagné

Refus de faire revivre le passé

Refus de changer nos habitudes sacrées

Refus toujours ne fera pas avancer !

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21 avril 2008

Journée de la Terre

Décrétons ce jour "Journée de la Terre" !

Ainsi ont décidé les Hommes de bonne volonté.

Au réchauffement, ils déclarent la guerre

S'il est encore temps de sauver l'Humanité !

Ils n'ont pas dédaigné l'avion ou la voiture

Pour venir s'asseoir autour d'une table de bois

Parler une langue qu'on espère d'une autre texture

Et redresser un monde bien de guingois.

Leurs voix s'élèvent, tonnent, dénoncent, prédisent

Les pires maux s'abattront sur nos têtes, pauvres victimes,

Quand tout aura fondu là-bas, sur la banquise

Et précipité l'Homme insouciant dans l'abîme.

Dans cet aréopage salvateur, nous mettons notre espoir.

Nous attendons impatiemment qu'il invente LA solution

Qui nous évitera bien des efforts, même dérisoires

Pour échapper au tourbillon de ce monde en perdition.

Une débauche de casinos en plein désert !

Voilà un  nouveau projet urgent !

La soif de l'or et ses effets pervers

N'a d'égal que le pouvoir de l'argent.

  Toujours plus vite, toujours plus loin,

Rien ne semble pouvoir arrêter le monde

Qui court à sa perte, déjà mal-en-point,

Tout autour de la Terre moribonde.

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15 avril 2008

Trois petits nuages

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Trois petits nuages entre ciel et mer

S'en vont à la queue leu leu faire un grand voyage.

Trois petits nuages mus par le vent depuis hier

Passent sous le soleil sans ternir le paysage.

Trois petits nuages flottant dans l'éther

S'éloignent lentement vers le grand large.

Si lentement qu'ils semblent quitter à regret

Les cieux vendéens et l'océan aux mille reflets.

Je les vois immobiles au-dessus de nos têtes

Cependant, le temps dans son interminable quête,

Les éloigne imperceptiblement de nos côtes,

Inconscient du souci qu'il nous ôte !

Posté par madame mr à 22:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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